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Créée le 01/10/2013
Modifiée le 20/01/2015

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Benoit Frayssine


​Dirigeant de L'Isle aux grains, un négoce du Gers qui commercialise des céréales, des semences, des engrais et des produits phytopharmaceutiques, Benoit Frayssine a piloté la Certification Phyto en 2013. Sans avoir révolutionné sa pratique, la certification représente toutefois une reconnaissance du professionnalisme de son équipe.​​

Établissements L'Isle aux grains

- En Bordes : L'Isle-Bouzon (32).
- Dirigeant : Benoit Frayssine.
- CA : 6,7 M€ (2012).
- Région d'activité : Midi-Pyrénées.

Témoignage de Benoit Frayssine, Ets L’Isle aux grains

La certification nous permet de mieux promouvoir notre métier.​

Qu'avez-vous mis en œuvre dans le cadre du plan Écophyto ?

Benoit Frayssine, dirigeant du négoce L'Isle aux grains : Un défi nous a été lancé avec le Plan Écophyto 2018. Nous en avons respecté les engagements et les échéances : cela prouve notre volonté de respecter scrupuleusement la loi. Concrètement, j'ai d'abord effectué, en février dernier, le stage de formation "Certiphyto conseil" qui m'a aussi permis de faire le point sur les évolutions de la réglementation et les pratiques à améliorer. Mieux préparés, mon équipe et moi-même avons ensuite pu répondre aux différentes exigences listées dans le référentiel de certification. Les actions que nous avons mises en œuvre ont été contrôlées par un audit régulier, externe à l'entreprise. Enfin, le dossier complet a été déposé à la Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DRAAF) en août. Ces démarches nous permettent, je crois, de dépasser la mauvaise image que nous pouvons parfois avoir et de discuter de manière positive des produits phytosanitaires avec les autres parties prenantes.​

Qu'est-ce que cela implique pour vous et vos salariés ?

B.F. : La certification ne révolutionne pas notre quotidien car dès les années 1990 et 2000, des difficultés économiques ont poussé les céréaliers grandes cultures du Sud-Ouest à rationnaliser la conduite de leurs productions en réduisant, par exemple, l'utilisation de produits phytopharmaceutiques si les conditions agroclimatiques le permettaient. Le cadre environnemental de la loi vient donc valider une réalité économique d'hier. La certification implique surtout un formalisme plus rigoureux dans l'enregistrement écrit du conseil et des préconisations. Ainsi faut-il désormais, par exemple, toujours proposer des techniques alternatives… si elles existent !​

Que change cet engagement pour votre profession ?

B.F. : J'espère que la certification changera l'image de notre profession dans les médias et l'opinion publique car cela  valide nos pratiques en termes de conseil et de vente des produits phytopharmaceutiques. Cela nous permet également de mieux promouvoir notre métier. Mais il est encore trop tôt pour dire comment cela impactera nos clients agriculteurs qui restent les décisionnaires finaux.

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