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PUBLICATION

Créée le 25/04/2020
Modifiée le 25/05/2020

PIÈCES JOINTES

Le baromètre hebdomadaire du négoce agricole pendant la crise du Covid 19

​Retrouvez chaque semaine le baromètre du négoce agricole. 

​Semaine 21

Le déconfinement ne modifie pas fondamentalement l’activité du négoce agricole malgré la persistance de situations hétérogènes liées notamment aux difficultés de certaines filières

Niveau d'activité moyen des entreprises par rapport à la normale (semaine 21)

activite-negoce-agricole.jpgL'activité d'approvisionnement en production végétale connaît une amélioration mais cache encore de l'hétérogénéité. Les activités horticoles demeurent en peine tout comme le maraîchage. La filière viticole subit la double peine de débouchés déséquilibrés voire inexistants et la nécessité d'une protection renforcée contre le mildiou après les récentes pluies sur tout le territoire.

Concernant la fourniture d'alimentation animale, situation stable en lien avec le rythme saisonnier habituel malgré une baisse de la demande en production laitière.

L'activité de commerce des grains cache elle aussi des situations variées selon les destinations et les espèces. Certaines entreprises enregistrent une hausse d'activité de 20%, d'autres une baisse de 60 % par rapport à n-1. Les entreprises préparent la moisson 2020 qui s'annonce précoce dans de nombreuses régions, mais longue par le report de semis d'automne en semis de printemps.

La plupart des LISA continuent de fonctionner grâce au travail réalisé concernant l'accueil des publics quant aux mesures de protection mises en place. Certains magasins bénéficient de la fermeture de leurs concurrents, d'autres peinent à atteindre un chiffre d'affaires correct (17% des LISA ont un chiffre d'affaires en baisse de 30%, 23% des LISA enregistrent une hausse de plus de 50%).

Du côté des encours, la situation s'est améliorée avec le retour à la normale des services de la poste, et grâce au développement rapide de la dématérialisation des paiements. Néanmoins, les encours continuent de s'accroître dans les filières les plus touchées. Le recours au PGE n'est pas systématique, mais à tendance à augmenter.

Le taux d'absentéisme diminue au fur et à mesure des semaines, le nombre de collaborateurs en télétravail également puisque que bon nombre de postes nécessitent un retour physique à l'entreprise. Les négoces agricoles déclarent privilégier le télétravail quand cela reste possible. Les entreprises s'affairent à respecter plus que jamais les règles de protection sanitaire et fournir à leur équipe les équipements individuels. C'est désormais la préparation d'une moisson en toute sécurité qui occupe les esprits.

Le négoce agricole continue d'assurer son rôle dans la chaîne alimentaire. Des indicateurs moyens proches de la normale n'occultent ni les difficultés rencontrées par les agriculteurs en culture, ni les problématiques de certains débouchés en circuits de proximité comme en circuits longs. L'objectif commun de maintien de la production reste donc pleinement d'actualité dans un contexte complexe pour l'ensemble des acteurs.


​Semaine 17

Le négoce agricole reste pleinement mobilisé pour assurer ses missions dans la chaîne alimentaire et fournir les agriculteurs malgré des situations parfois dégradées

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« De nouveaux indicateurs ont rejoint le baromètre afin de refléter au plus près les réalités notamment économiques rencontrées par les entreprises. Ils sont à considérer par rapport aux effectifs totaux ou à l’échantillon d’entreprises interrogées » 

Avec une très légère hausse d'activité en production végétale et une situation toujours hétérogène en fonction des productions, les entreprises restent mobilisées pour répondre aux besoins des agriculteurs avant les pluies annoncées cette semaine. L'activité de certaines filières marque le pas du fait des difficultés notoires rencontrées, notamment dans les filières viticoles et maraîchage.

La demande reste stable dans les élevages laitiers et allaitants. L'approvisionnement en carburant est légèrement en baisse par rapport aux dernières semaines, mais reste une activité soutenue compte tenu d'un prix du baril toujours bas.

La situation dans les LISA s'améliore mais cache là encore des situations hétérogènes. Certains établissements tournent à plein régime et dépassent parfois les ventes n-1 quand dans le même temps des situations très difficiles perdurent avec un taux d'activité à 20 %. La chaîne logistique, quant à elle se maintient mais cache d'importantes disparités, notamment régionales.

L'absentéisme est en léger recul ainsi que le télétravail ; l'implication des équipes reste forte et toujours dans le respect des mesures de prévention et de protection. 1 entreprise du négoce sur 5 a recours à l'activité partielle.

La situation des encours se dégrade et pour les filières très impactées, préoccupe les entreprises de négoce à court et moyen terme. De telles conditions risquent d'accroître les difficultés de trésorerie. 1 entreprise sur 5 a déjà eu besoin de mobiliser le prêt garanti de l'Etat.

Dans ce contexte complexe pour bon nombre d'exploitations, les négoces agricoles accompagnent aussi leurs clients agriculteurs dans l'information et la mobilisation des aides en production à disposition pour pallier les difficultés de trésorerie.


​Semaine 16

Le négoce agricole continue de relever le défi de l’approvisionnement des agriculteurs et d’assurer son rôle majeur en tant que maillon incontournable dans la chaîne alimentaire 

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Malgré les très fortes contraintes d’organisation, grâce à la réactivité des équipes et des réseaux économiques, les négociants assurent l’approvisionnement des agriculteurs.

De fortes disparités sont constatées dans le domaine des productions végétales (en viticulture, maraichage, horticulture), les activités du négoce agricole continuent cependant de répondre aux besoins ponctuels des agriculteurs en cette période printanière. En production animale, l’approvisionnement des élevages est assuré par les négociants qui relèvent les difficultés traversées en production laitière et en viande notamment. L’achat de carburant reste soutenu en cette période où les besoins sont importants, et sont probablement motivés par un tarif attractif du fait de la chute du prix du baril. Les LISA reprennent leur activité progressivement dans le respect des mesures de prévention et de protection. Le taux de fonctionnement de la chaîne logistique cache, une nouvelle fois, des situations hétérogènes. Le taux d’absentéisme reste limité, il s’améliore par le retour au travail de salariés et l’embauche d’intérimaires et de saisonniers pour pallier le manque de personnel. Le recours au télétravail est stable. 

Les retards de paiement s’accentuent, expliqués en partie par le fonctionnement dégradé de la Poste. De fait, se développe le recours au paiement dématérialisé. La situation météorologique et les difficultés dues à la crise sanitaire dans certaines filières pourraient accentuer encore davantage les retards de paiement.


​Semaine 15

Avec un taux d’activité moyen de 95%, le négoce répond présent sur son rôle majeur en tant que maillon incontournable de la chaîne alimentaire.

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Échantillon moyen de 40 entreprises

L’approvisionnement des productions végétales est normal puisque les besoins ont été anticipés par les agriculteurs et les négociants qui ont su livrer leurs clients pour assurer leurs besoins en pleine reprise végétative. Dans l’approvisionnement en alimentation animale, après un effet de stockage des éleveurs, on note l’impact de la conjoncture dans ces productions. L’activité carburant a connu un rebond dû à un effet de stockage par les agriculteurs. Concernant les magasins, les négociants ont subi la réglementation en termes d’ouverture des LISA. La chaîne logistique connaît quelques difficultés notamment du fait du manque de retour. L’implication des salariés est au rendez-vous, peu d’absentéisme étant donné la réactivité de la mise en place des consignes de protection des salariés. 83% des salariés travaillent sur site.


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