Nathalie Laborderie, vous avez piloté la certification EcoPhyto des Établissements Laborderie. Quand cet heureux événement a-t-il finalement eu lieu ?
Nathalie Laborderie : L’auditeur était dans nos locaux le 8 janvier 2013. Nous lui avons présenté notre dossier qu’il a examiné point par point. Le résultat a été positif puisqu’il a validé l’ensemble des exigences du référentiel.
Comment cela s’est-il passé avec l’auditeur ?
N. L. : Bien. Il était là pour vérifier que nous étions 100 % conformes au référentiel mais il n’a pas non plus été trop rigide. Nous avons pu avoir des discussions sur certains points d’interprétation et il en a tenu compte. Ce qui a facilité les choses, c’est qu’il connaissait la profession, notamment le conseil aux agriculteurs. Nous avions également utilisé dans notre rapport le Livret Phyto de la profession, conçu par la FNA et qui couvre l’essentiel des points du référentiel relatif à l’information des agriculteurs.
Comment vous êtes-vous préparé à cette échéance ?
N. L. : Dès le début 2012, nous avons décidé de former plus de la moitié de nos onze salariés au Certiphyto. Cela nous a déjà permis de couvrir une partie du référentiel. Je me suis énormément appuyée sur nos deux conseillers techniques pour mener la préparation à son terme. Ils ont d’ailleurs été particulièrement formés à la démarche tout comme le gérant, un magasinier et moi. Nous avons procédé aux aménagements nécessaires, en particulier dans les magasins (réorganisation de linéaires, affichages…) pour répondre aux exigences du référentiel sur la vente au grand public. Parallèlement, dès septembre, j’ai commencé à constituer le classeur documentaire regroupant les documents audités. Le tout n’a pas été très compliqué et nous avons été prêts pour début janvier.
Estimez-vous que cette démarche de certification a été compliquée à mener ?
N. L. : Franchement, il est possible d’être certifié même quand on est une petite entreprise de onze salariés. Si l’on suit précisément le déroulement des guides de lecture des référentiels, que l’on s’appuie sur la FNA et sur les réseaux économiques - en ce qui nous concerne, il s’agit du réseau Adour Appro - on ne peut pas ne pas l’avoir ! Sauf à ne pas répondre à une exigence majeure comme celle d’avoir toujours une personne certifiée présente au dépôt quand on délivre des produits. Il ne faut donc pas voir trop petit en ce qui concerne le nombre de personnes formées.
Comment cela a-t-il été vécu par l’équipe ?
N. L. : Il n’y a pas eu de résistance, au contraire. Le seul point contraignant, c’est que cette certification impose d’écrire plus. Pour le reste, notre manière de travailler n’a pas été bouleversée. Nous avons en revanche dû faire de la pédagogie auprès de nos clients agriculteurs auxquels nous devons par exemple faire signer de nouvelles conventions d’ouverture de compte - pour lesquelles nous leur demandons la photocopie de leur Certiphyto - et des conditions générales de vente. Certains ont du mal à le comprendre, d’autant que nous faisons partie des premiers distributeurs à être certifiés et que les autres paraissent moins avancés dans cette démarche et n’ont donc pas encore les mêmes demandes. Mais, d’ici le 1er octobre 2013, tout le monde sera au même niveau. n
Établissements Laborderie
- Village de Comberouger, Tarn-et-Garonne (82).
- Dirigeant : Jean-Christophe Laborderie.
- Effectif : 11 personnes.
- Deux magasins d’agrofournitures, professionnel et grand public ;
- CA (k€) : 11 780 k€ (2011).
- Départements d’activité : Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne et Tarn.